Il était temps ! (un nouveau président pour le SIVEIC)
Le Code Général des Collectivités Territoriales indique que les structures intercommunales doivent procéder au renouvellement de leurs bureaux au plus tard deux mois après les élections municipales.
La date limite était donc le vendredi 16 mai 2008.
Le président sortant du SIVEIC, Pierre Delléa a attendu le jeudi 15 mai pour convoquer le nouveau comité syndical. Il était temps !
Cette réunion s’est tenue à la mairie de Rupt-sur-Moselle, car la salle du SIVEIC était trop petite pour accueillir les 32 délégués. Une interprétation préfectorale a en effet doublé le nombre de délégués, en imposant que les communautés de communes et les communes désignent chacune leurs délégués.
Pierre Delléa n’étant pas présent, c’est le vice-président sortant Dominique Peduzzi qui a ouvert la séance et installé le nouveau comité.
La présidence de la séance est ensuite confiée au doyen d’âge : Yves Cérésa, pour procéder à l’élection du nouveau président.
En tant que maire du Thillot, Yves Cérésa propose la candidature de Nicolas Fetet, le deuxième délégué du Thillot au titre de la Communauté de Communes.
Il rappelle qu’il l’a eu comme adjoint pendant neuf ans et qu’il a fait preuve de compétence.
« Il m’a ensuite quitté, mais c’est arrivé à d’autres » a-t-il ajouté.
Dominique Peduzzi se déclare à son tour candidat.
Chaque candidat est invité à défendre sa candidature.
Nicolas Fetet s’exprime le premier et déclare : « Je ne sais pas si c’est mon métier d’agriculteur qui m’a habitué à transformer toutes sortes de déchets végétaux et animaux en humus fertile qui me motive aujourd’hui à souhaiter présider le syndicat qui gère les ordures ménagères !
Toujours est-il que l’aspect technique de la mission, loin de me rebuter, me semble plutôt familier.
Vous le savez, je ne sui ni maire ni adjoint, ce qui me donne une disponibilité certaine.
Je peux donc, et je veux mettre cette disponibilité au service de nos deux comunautés de communes, au travers du SIVEIC.
En effet, la participation des deux communautés, qui dépasse aujourd’hui 1,2 million d’euro est suffisamment lourde pour que tout soit fait pour la stabiliser, voire la réduire.
Nous avons à faire des efforts d’analyse, d’organisation pour gérer au mieux une masse salariale qui avoisine les 600 000 €.
Parallèlement, avec ceux qui le souhaiteront, nous regarderons comment la redevance pourrait favoriser une plus juste répartition des coûts et mieux valoriser les efforts de tri de nos concitoyens.
Je n’oublie pas les engagements pris pour la construction d’une deuxième déchetterie à Rupt-sur-Moselle. Ces engagements seront tenus.
A plus long terme, nous aurons à engager une réflexion de fond sur le choix technique du transport et de l’incinération de nos ordures brutes. Le contrat qui nous lie au SOVOTOM ne durera pas toujours et sans un minimum de prospective, il n’est pas de développement durable.
Voilà en quelques mots ce qui motive ma candidature. J’espère vous avoir convaincus et je vous remercie de votre attention. »
Dominique Peduzzi explicite ensuite sa candidature : il travaille depuis qu’il a 15 ans, possède le certificat d’aptitude au transport des déchets, a une expérience de gestion des déchets sur les chantiers. « Il ne faut pas que des projets, mais des choses réelles, sincères et concrètes ». « Les équilibres sont fragiles, il ne faut pas mettre à l’index un personnel qui se lève à 5 heures pour ramasser nos ordures ».
Il met en garde contre la candidature de Nicolas Fetet qui comporte à ses yeux un risque de privatisation du service de ramassage des ordures, et qui ne respecterait pas les compétences des agents du SIVEIC.
François Cunat formule « son entier soutien à la candidature de Nicolas Fetet » et trouve normal que la présidence du SIVEIC soit confiée à un délégué de la Communauté des Mynes et Hautes-Vosges du Sud, qui est le plus gros contributeur du syndicat.
Philippe Spillebout, le maire de Saint-Maurice, apporte son soutien à Dominique Peduzzi.
Le vote se déroule ensuite à bulletin secret.
Le résultat est sans appel : Dominique Peduzzi 8 voix, et Nicolas Fetet 22 voix.
C’est ensuite le nouveau président qui déroule le reste de l’ordre du jour :
- le nombre de membres du bureau est porté à 8, un par commune du canton.
- après une courte suspension de séance, l’élection des deux vice-présidents donne lieu à un incident : François Cunat exprime son souhait que chacune des deux communautés de communes dispose d’une vice-présidence et se porte candidat. Nicolas Fetet se tourne vers Dominique Peduzzi, président de l’autre Com-com. Ce dernier déclare ne pas être candidat, « sans amertume », déplore les paroles de François Cunat qu’il interprète comme « ceux qui payent le plus sont ceux qui commandent ». Philippe Spillebout « adhère totalement à ce que vient de dire Dominique Peduzzi et [n’est] pas candidat non plus.
- Un délégué de Bussang déplore que pendant l’interruption de séance les communes de Saint-Maurice et de Fresse se soient mises d’accord pour ne pas présenter de candidat, sans consulter Bussang, troisième commune de leur Com-com. Alain Vinel, le maire de Bussang se porte candidat. Il est élu avec 24 voix contre 4 blancs et 2 voix pour F. Cunat.
- François Cunat est ensuite élu deuxième vice-président avec 22 voix, contre 7 blancs et une voix pour Yves Cérésa.
- Stéphane Tramzal, maire de Rupt-sur-Moselle est élu secrétaire, par 28 voix contre 2 blancs.
- Les quatre membres restants sont élus à l’unanimité et à main levée :
o Claude Babel de Fresse
o Mathieu Ferbach de Saint-Maurice
o Daniel Didier de Ferdrupt
o Alain Germain du Ménil
- le comité désigne ensuite ses délégués pour les syndicats du Pays de Remiremont, des déchets ménagers et pour l’informatisation communale.
La séance est levée à 20 heures 15.